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Les animationsAtelier HanTICap : la machine à lire Sonorel Une voix claire et désincarnée résonne, lit le document à voix haute, le nom de "machine à lire" prend tout son sens. Inutile de pouvoir lire, l'ordinateur s'en charge. Idem si l'on veut écrire, tout ce qui apparaît à l'écran quand on tape sur le clavier est désigné vocalement. Même si on n'a devant les yeux qu' un noir d'encre. Ou de vagues silhouettes, comme Béatrice Thérie, malvoyante depuis 10 ans, venue se rendre compte par elle-même de ce qu'était exactement "cette machine à lire". Et la voilà, à quelques mètres de son visage tranquille, de son sourire chaleureux, fraîchement inaugurée à la cyber-base de Mont-à-Camp, au coeur de la Maison du Citoyen. "C'est formidable!" sourit la sexagénaire lommoise "cela peut changer mon quotidien! Je vais pouvoir lire mon courrier, des recettes de cuisine, les modes d'emploi..." Remplir ses chèques, chercher un mot dans le dictionnaire, utiliser une calculatrice, découvrir la Toile. "Tout ce que l'on apprend à faire lorsque l'on perd la vue en fait, et c'est beaucoup. Pour que les gens comprennent je leur dis souvent d'essayer de rester une demie heure les yeux fermés : on ne peut pas faire grand chose!" Elle, quand même, bricole encore, sort grâce à l'association Handilom, notamment. "J'ai perdu la vue d'un coup, suite à un glaucome. Au départ j'avais une frousse terrible, je ne voulais plus sortir. Quand je me suis retrouvée à la cité hospitalière, une infirmière m'a donné une brochure sur une association qui aidait les non-voyants. Je l'ai rangée, furieuse. Puis j'ai appelé deux semaines plus tard. C'était l'époque du passage à l'euro, ils m'ont aidée à me repérer." Ils l'ont, en fait, aidée pour tout. Aujourd'hui elle enregistre sa liste de courses, l'écoute dans les magasins, apprend les rayons et le rangement des produits par coeur. Non elle ne peut pas lire en Braille, ses doigts sont trop durcis par des années comme coiffeuse et cuisinière, mais elle a appris à se débrouiller. Bien sûr elle aimerait installer la machine à lire, seulement la note est trop salée: le logiciel a coûté 3000€ à la Ville. "Mais bon, y avoir accès c'est déjà beaucoup. La seule chose qui me manque encore serait de pouvoir lire des lettres manuscrites mais je ne désespère pas, ils inventeront peut-être une machine pour ça aussi." Pour tout renseignement, contactez la Cyber-base Mont-à-Camp au 03.20.22.17.04, les animateurs sont à votre service! |
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