Résister

Résister : Un mot plein d’espoir qui nous invite à ne pas baisser la tête mais à nous tenir droit pour affronter ensemble un monde souvent malade, fou et angoissant.

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Résister : Un mot plein d’espoir qui nous invite à ne pas baisser la tête mais à nous tenir droit pour affronter ensemble un monde souvent malade, fou et angoissant. Une petite musique dangereuse se propage qui tend à nous dire que nous ne pouvons rien y changer.

 Contre les vents mauvais et les marées nauséabondes, vous êtes nombreux à refuser de rentrer la tête en attendant que le sale temps passe. Vous ouvrez des brèches dans les possibles, faites des pas de côté dans vos vies, montrez par vos actes que l’humanité brille dans ce qu’elle a de plus beau : la fraternité et la solidarité.

C’est cet élan heureux, généreux et donc positif que nous voulons montrer dans cette campagne qui s’ouvre. Un élan pour nous rassembler, pour susciter des engagements, pour montrer notre force collective là où parfois, nous nous sentons impuissants ou avons le sentiment d’agir de manière isolée. Résister, ensemble.

Pourquoi cette campagne ?

Cette campagne est née du refus de l’idée que tout bascule autour de nous et que nous n’aurions aucune prise pour l’empêcher. Alors oui, le monde va mal. Des grandes puissances mettent le monde à feu et à sang, le capitalisme engendre son lot de crises économiques, d’inégalités sociales et de destructions écologiques, les libertés et la tolérance régressent, le complotisme gangrène des esprits, les violences s’accentuent sans compter le climat qui se dérègle de façon de plus en plus criante, mettant en danger la faune et la flore sur toute la planète.

Face à cela, il y a ceux qui se servent de la sinistrose ambiante et qui se nourrissent de la colère, de la sidération, de la confusion et du désespoir. Ils arrivent avec leurs solutions simplistes édictées en 30 secondes sur les réseaux sociaux, choisissent des boucs émissaires, très souvent «l’étranger», les personnes sans emploi ou dans la précarité...

Nous ne devons pas occulter des problèmes, parfois graves. Mais la seule question qui vaille, ne serait-ce pas : Que faisons-nous, collectivement, quand la peur, la colère ou la confusion nous poussent à chercher des responsables plutôt qu’à construire des réponses ?

N’attendons pas que les dangers deviennent réalité. C’est maintenant qu’il faut résister, pas dans dix ans. Chacune et chacun choisira sa cause et même ses causes tant les dangers sont nombreux. C’est indéniablement sur un front large qu’il nous faut avancer de manière simultanée et collective. Cette campagne est une invitation à agir.

Alors bien sûr, nous ne sommes pas tous faits du même bois que Nelson Mandela, Greta Thunberg, le Général de Gaulle ou encore Simone Weil... dont l’engagement pour leurs idées a guidé leurs vies mais nous pouvons faire le choix de dire « non », de refuser l’inacceptable, de ne pas subir et d’agir, là où nous sommes, là où nous vivons, ici à Lomme.

Et que d’actes et d’engagements vous portez dans vos vies au quotidien. Nous en avons mis certains en lumière dans notre magazine à travers différents portraits réalisés depuis plusieurs années. Ils sont une inspiration et une preuve qui montrent comment on contribue à son niveau à cultiver des choses qui créent du lien, donnent du sens en nous rendant heureux. 

C’est l’exemple de Philippe et de ses jardins ouvriers, de Yasmina et de ses recettes pour partager ensemble, de Renée et sa vie donnée au militantisme associatif, de Charlotte et de son supermarché coopératif, de Thérèse et son temps offert pour donner des cours de français, de Jean-Claude défenseur infatigable du devoir de mémoire, d’Anjali qui a fait d’un projet de danse urbaine, une réalité...

Nous voulons parler encore de ces belles initiatives, de ces résistances qui incarnent tout le contraire des maux de notre temps : l’égoïsme, le consumérisme, la peur de l’autre, le racisme... Nous voulons parler de ces expérimentations d’une autre manière de faire, en opposition à un ordre économique et social dominant. Nous voulons parler de ces signes du désir qui se voient dans notre ville : un quai des transitions, une épicerie vrac de produits bio, un supermarché coopératif, une association de défense de la qualité de l’air...

Cette campagne se veut tout sauf injonctive, moralisatrice, conceptuelle et bien-pensante. Elle veut modestement donner des clés de compréhension, ouvrir des champs de réflexion, faire prendre conscience des dangers en montrant l’exemple de Lommoises et de Lommois qui œuvrent concrètement et à leur manière pour un monde plus juste en lien avec l’action menée par la ville dans ses politiques publiques.


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