Faire danser le jardin

Jean-Baptiste Révillion est le directeur de Productions du Jardin, qui organise le festival Jardin Electronique chaque mois de septembre au Parc Naturel Urbain. Une aventure humaine et associative qui l’anime depuis plus de 10 ans.  

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S’il grandit en région parisienne, Jean-Baptiste a toujours eu des liens avec le Nord, la terre de sa famille paternelle. C’est donc tout naturellement qu’il choisit d’y faire ses études d’ingénieur, ce qui sera son premier métier. A l’occasion de ses études, cet amoureux de punk-rock et de drum n’bass profite des cafés-concerts de Lille et des environs. Très vite, avec Derrek, son ami et associé avec qui il forme toujours un duo de choc, ils organisent leurs propres soirées, au Djoloff, au Kiosk ou au Détour.

En 2014, ils décident de proposer autre chose que des concerts en soirée et lancent le premier Jardin Électronique, au Jardin des Plantes à Lille. « J’habitais à côté et j’y faisais mon footing, mais c’était très peu connu à l’époque. On a fait notre premier évènement en plein après-midi, de 12h à 19h, gratuit, sans trop savoir ce que ça allait donner, on a accueilli 2000 personnes. C’était parti ».

Au fil des ans, tout en restant dans une dynamique associative qui réinvestit ses revenus dans ses activités culturelles, ce qui était un hobby prend de plus en plus de temps et Jean-Baptiste décide de quitter son job pour se lancer à plein temps dans l’organisation. « Une édition du Jardin Électronique se prépare plus d’un an à l’avance, surtout pour les têtes d’affiche. Et puis on s’est diversifié, on organise aussi le festival Plein Air à Douai, le Jardin d’Hiver et le Jardin d’Automne mais aussi, avec Flonflons que je dirige également, Wazemmes l’Accordéon, avec le bal du Cheval Blanc, la Waz Pétanque Cup et des concerts bien sûr. »

Désormais pleinement installé à Lomme, « dans un espace de nature, ce qui est un grand plaisir mais aussi une grande responsabilité pour le restituer dans le meilleur état possible », le festival réunit des amoureux de musique de la région et même plus encore. « Pendant tout un week-end, on réunit toutes les tribus des musiques électroniques. Moi je n’en profite pas trop car j’ai beaucoup de travail mais j’arrive toujours à m’échapper quelques minutes pour le vivre comme un spectateur ».    


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