UNE PREMIERE

L'usine Refinal sanctionnée financièrement par l'Etat. 

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Il est très rare qu’une entreprise fasse l’objet d’une amende pour non-respect de prescriptions émises par l’État. C’est désormais bel et bien le cas pour l’usine Refinal. 

Il y encore quelques temps, Thomas Derichebourg, PDG de la multinationale du même nom, venait annoncer en réunion publique face aux Lommoises et aux Lommois des millions d’euros d’investissements pour réduire les impacts de toute nature dans le quartier du Marais. Affirmant vouloir faire cohabiter harmonieusement une usine implantée en milieu urbain et le voisinage, le discours était beau, paraissait sincère mais trois ans plus tard,le constat est clair : le PDG n’a pas respecté ses engagements.

C’est pour cette raison que le Maire de Lomme, Olivier Caremelle a multiplié les initiatives politiques pour avancer dans ce dossier tentaculaire et éminemment technique : création d’une commission de suivi de site en présence des habitants et des associations de défense de l’environnement, lancement d’une étude sur les odeurs, investigation dans les sols des Lommois volontaires, dépôt de plainte contre X. En plus des échanges réguliers avec les services de l’État et du service des risques urbains de Lille, le travail a été constant pour arriver à amener Refinal à répondre à deux questions fondamentales :

- L’activité de l’entreprise représente-t-elle un danger avéré pour la santé humaine ?

- Comment réduire son impact (nuisances sonores) pour le bien-être des habitants du Marais ?

Cette première amende de 3850€ n’est pas conséquente par son montant - chacun s’accordera à dire que 3850€ pour une multinationale est une somme dérisoire, mais dans la force symbolique qu’elle revêt.

A travers elle, en faisant respecter ses arrêtés, l’État vient de lancer un bras de fer avec le groupe. En cause, une étude mal faite qui ne permet pas de conclure à l’acceptabilité des impacts des activités sur l’environnement et une demande de complétude non respectée.

L’entreprise a désormais jusqu’au 14 septembre (au plus tard) pour transmettre une version finalisée complète, comprenant des prélèvements dans les légumes et des conclusions solides. Autre élément attendu : la demande de l’État s’agissant de la réalisation des travaux, en particulier la couverture extérieure des casiers de stockage dont la date limite pour les réaliser a été dépassée.


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