Être maire pour améliorer la Ville et la vie

Olivier Caremelle est à nouveau Maire de Lomme, sa liste ayant été élue avec 50,17% des voix dès le 1er tour de l’élection communale. Il a été officiellement investi à l’occasion du Conseil communal du 29 mars dernier. Un rôle qui est aussi le fruit d’un parcours personnel et politique.

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Tout commence en Picardie

L’enfance d’Olivier Caremelle est à Saint-Quentin, dans l’Aisne. « J’ai été élevé par mes grands-parents, qui étaient lillois mais que l’histoire avait amené ici. Mon grand-père y était prisonnier de guerre, il y est resté et est devenu policier. Saint-Quentin, pour moi, c’est l’insouciance, les copains ». Quand il vient à Lille, pour visiter la famille, c’est à Fives, un quartier à l’époque très ouvrier, avec des courées, des ruelles, un autre accent, un autre monde. 

Le bac en poche, il choisit Lille et la fac d’histoire, « même si j’ai hésité avec le journalisme. La première année, je la passe dans une chambre d’étudiant un peu sinistre, puis je me mets en colocation avec un copain de Saint-Quentin. J’étais assez concentré sur les études, lui sur la vie nocturne, on se croisait, c’était amusant ». 

La vie étudiante, c’est aussi le moment où il rencontre Frédérique, qui deviendra sa femme, et qui étudie elle, l’anglais. Ils réussiront le CAPES en même temps, « j’ai alors commencé ma carrière d’enseignant en histoire-géo, qui m’a emmené à Tourcoing, Lille, Grande-Synthe et surtout Armentières ».

La vie politique

« Dans ma famille, on ne parlait pas politique mais j’ai grandi dans un monde de générosité, de solidarité. A part quelques grèves au lycée, la politique, j’y suis venu plus tard, par les lectures et par l’envie d’agir pour changer la vie des gens ». Cet engagement, ce sera le Parti Socialiste, d’abord à Lille puis à Capinghem où la famille, avec désormais deux enfants, s’installe. La vie militante est faite de moments d’échanges, de réflexion et d’écriture, des rencontres avec des élus des environs mais aussi à l’échelle nationale, en particulier dans le sillage de Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon qui forment ce que l’on appelle le NPS.

En 2001, cet engagement se concrétise par l’entrée au Conseil municipal de Capinghem, « un mandat de très grande proximité. Adjoint aux sports, c’est moi qui ouvrais et fermais le gymnase le dimanche par exemple, les habitants venaient sonner chez moi. Ce fut une grande chance pour le maire que je suis aujourd’hui »

En parallèle, en tant que militant, il agit dans la Fédération du Nord en tant que secrétaire à l’éducation, « une période riche, intense sur le plan politique. Je pense plus particulièrement à la campagne des régionales de 2004 où je découvre l’Avesnois et des conditions sociales assez difficiles ou au Traité Européen de 2005 où je m’engage pour le Non ». 

En 2007, la vie l’amène à Lomme et il entre au Conseil communal à l’époque dirigé par Yves Durand. Il s’occupe dans un premier temps de la réussite scolaire avant de piloter l’ensemble de la politique éducative. « Et puis Yves nous fait entrer dans une nouvelle dynamique, celle de la semaine de 5 jours et des temps périscolaires. Une organisation pensée dans l’intérêt de l’enfant qui permet de mieux répartir son temps d’apprentissage. C’était formidable, nous étions une ville-pilote, avec Brest, Angers ou Epinal. Depuis, le système s’est adapté, perfectionné, mais il est toujours là ».

Grande-Synthe

En 2013, alors qu’il enseigne à Armentières, Olivier Caremelle reçoit un appel de Damien Carême, maire de Grande-Synthe. Ils ont milité ensemble et ce dernier lui propose le poste de Directeur de cabinet, un rôle de bras droit qu’il découvre. « Grande-Synthe, c’est une aventure extraordinaire. Une ville populaire, avec pas mal de moyens, et une ambition politique ! J’y découvre l’écologie populaire, des jardins partagés, des vergers en pied d’immeuble, la mise en place du minimum social garanti. Et puis la crise migratoire de 2015 ». Un afflux considérable et soudain de personnes migrantes, venues d’Irak, d’Afghanistan et l’idée, forte, ambitieuse, de créer un camp de réfugiés, avec l’aide de Médecins Sans Frontières et un tissu associatif et solidaire local. Un projet qui nécessitera aussi de longues réunions avec l’État et ses représentants jusqu’à ce que le ministre de l’Intérieur décide d’appuyer cette idée basée sur la nécessité d’un accueil digne. 

Maire de Lomme

« Je suis Maire de Lomme depuis le 10 septembre 2022 et l’élection qui vient de se dérouler me donne encore plus de force et de légitimité. C’est aussi une belle satisfaction. Être maire, pour moi, c’est animer une équipe, que l’on a pris le temps de construire de façon à ce qu’elle soit compétente et complémentaire, et faire aboutir un projet que j’espère utile pour les Lommoises et les Lommois. Je pensais connaître ma ville mais quand on est maire, c’est encore différent. On côtoie de façon très proche les difficultés et on découvre aussi, à quelques maisons d’écart, des gens qui vivent très bien. Lomme est une ville qui a une histoire, c’est aussi une ville qui se modernise, qui change et qui a toute sa place dans une Métropole comme la nôtre. »

Et le pouvoir, ça monte à la tête Monsieur le Maire ? « J’ai toujours pensé que l’homme pêche par son comportement, j’essaie de me tenir le plus loin possible de l’orgueil. Quand on a ma place, il faut prendre des décisions, c’est le job. Mais rencontrer les habitants nous rappelle pourquoi on s’est engagé et avec eux, impossible d’avoir la grosse tête ».   


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