Du changement à la Délivrance

Depuis l’été dernier, la cité cheminote a entamé sa transformation. Un chantier attendu depuis des années qui passe par des constructions, des déconstructions et de la rénovation. Un travail de dentelle, une action sur mesure pour faire revivre des logements historiques et améliorer la qualité de vie des habitants.

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Au 41 rue René Bodèle, lieu d’accueil et d’information dédié au projet, on entre dans une maison « typique des constructions années 60 du quartier » explique Vincent Schots, le responsable de la partie Rénovation. En effet, les maisons sur lesquelles interviennent les compagnons de l’entreprise GCC Hauts-de-France ont été construites à 3 époques différentes : 1921, 1948, 1960. Pour autant d’enjeux et de défis, car la rénovation oblige à faire du cas par cas, « nous sommes déjà intervenus sur des sites miniers où toutes les maisons étaient semblables mais ici ce n’est pas le cas. Et elles ont toutes des histoires de logement différentes, on redécouvre à chaque fois». 

En 1921, elles étaient alors montées en mâchefer, un résidu industriel utilisé comme brique ou parpaing. Ces maisons, à terme isolées par l’intérieur, sont protégées et doivent faire l’objet d’une attention particulière, en particulier sur les façades, les couvertures et les menuiseries extérieures. Ces dernières doivent notamment se rapprocher de celles d’époque, ce qui fait environ 1 280 fenêtres différentes à fabriquer. Les maisons de 1948 sont en brique rouge et également isolées par l’intérieur tandis que celles des années 60, en brique creuse, sont isolées par l’extérieur. 

La rénovation commence par la phase « grise», c’est-à-dire « purger » le logement pour n’en garder que la structure. Ensuite vient la phase « blanche », l’aménagement intérieur et les travaux de finition ainsi que les espaces extérieurs (entre 300 et 500 m2 de jardins), avec la création de cheminements et d’une place de stationnement. De nombreux corps de métier agissent en même temps pour transformer 126 logements différents, 86 étant destinés à la location, 40 à l’accession à la propriété.

Si ce chantier est en cours (et devrait durer jusqu’en 2028), il a démarré il y a déjà de nombreux mois avec les politiques de relogement des locataires. Il y a plusieurs scénarios, entre ceux qui quittent définitivement le quartier, ceux qui ont accepté une autre résidence et ceux, 11 en tout, qui retourneront dans leurs maisons rénovées après avoir passé quelques mois dans un logement temporaire. Autour, des logements neufs apparaissent tandis que d’autres seront déconstruits au regard de leur état. La Cité-Jardin se prépare à éclore de nouveau.   

Chantier prévu jusqu’en 2028


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